La directive préconise de travailler à l'échelle des grands bassins hydrographiques appelés "districts hydrographiques", en l'occurrence le district Rhône et côtiers méditerranéens pour ce qui concerne notre bassin.
Elle fixe comme principales échéances, dans chacun de ces districts hydrographiques, l'élaboration :
Pour notre bassin, un des enjeux majeurs de la réalisation des travaux réside dans la participation active des acteurs locaux et l'adoption d'une démarche de transparence vis-à-vis du public. Puisse ce site y contribuer.
Existence d'un foisonnement de textes sectoriels, sans vision d'ensemble |
Instauration de principes d'actions et méthodes communs pour les Etats membres |
La politique de lutte contre la pollution de l’eau est la plus ancienne des politiques environnementales de l’Europe. Depuis 1975, plus de 30 directives européennes ou décisions ont été adoptées dans les domaines de la pollution de l’eau douce et de l’eau de mer. Citons, pour les principales :
Au fil de ces textes, l’Europe a procédé à une double approche :
Du coup, d’un usage à l’autre, d’un milieu à l’autre, les objectifs, les normes et les valeurs-guides varient. Paradoxalement, l’objectif fédérateur de ces différents textes, qui visent tous in fine la préservation des milieux aquatiques et des ressources en eau, n’est pas explicite, ce qui a pour effet de confiner les politiques menées dans des démarches purement sectorielles, rendant l’édifice réglementaire européen complexe et peu lisible.
Cette situation ainsi que l’importance des engagements financiers engendrés par les deux directives de 1991 (eaux résiduaires urbaines et nitrates) ont amené les responsables nationaux des politiques de l’eau à s’interroger sur la bonne harmonisation des différentes directives. En 1996, le Conseil et le Parlement européen ont souhaité un réexamen approfondi de la politique communautaire de l’eau et ont demandé à la commission d’élaborer une proposition de directive cadre. La directive du 23 octobre 2000 entend ainsi proposer à la politique communautaire de l’eau, et aux Etats membres, " un cadre législatif transparent, efficace et cohérent ".
Quelques principes clefs, énoncés dans le préambule de la directive, sont proposés à tous les Etats-membres comme guides de l’action :
Tous ces principes doivent être concrétisés à travers une démarche de planification à l’échelle des grands bassins, comparable aux SDAGE français, véritable outil de pilotage de la politique de l’eau.