Evaluation des sources contributrices aux flux de PCB du Rhône

doc flux PCB

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(Oct 2013 - PDF/1,5 Mo)

Depuis 2008, un suivi des flux de matières en suspension ainsi que de divers polluants est réalisé au niveau de la Station Observatoire du Rhône à Arles. Dans ce cadre, les flux de PCB indicateurs du Rhône à la Méditerranée ont pu être évalués entre 21 et 153 kg selon les années, ces variations étant essentiellement liées au régime hydrologique du Rhône.

Sur la base d’études réalisées à l’échelle du territoire français ou du bassin du Rhône, une estimation des flux de PCB entrant annuellement sur le bassin-versant du Rhône a été réalisée pour certaines sources contributrices telles que : les stations de traitement des eaux usées (STEU), les rejets de la population humaine (liée à l’exposition alimentaire), les retombées atmosphériques et les rejets industriels.

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Bilan des sources contributrices quantifiées aux flux de PCB

(flux exprimés en kg de PCB indicateurs par an)

 

Les évaluations réalisées dans le cadre de ce rapport permettent de classer les contributeurs à la pollution du Rhône par les PCB par ordre d'importance :

1) les retombées atmosphériques évaluées entre 9,7 et 12,6 kg de PCB indicateurs par an sur les surfaces en eau et imperméabilisées du bassin du Rhône, dont 6,1 à 8,2 kg sont orientés directement vers le Rhône ou ses affluents. Les retombées atmosphériques représentent ainsi 3,6 à 4,4 kg par an en entrée des STEU du bassin du Rhône, soit 0,4 à 0,9 kg par an dans leurs effluents.

2) les rejets des stations de traitement des eaux usées (contribution liée en partie aux retombées atmosphériques et à l’excrétion humaine) : évalués entre 0,4 et 4,3 kg par an.

3) l’excrétion humaine, évaluée entre 0,2 et 0,5 kg par an en entrée de STEU, soit 20 à 100 grammes par an dans les effluents.

4) les rejets des deux établissements du bassin Rhône-Méditerranée soumis à autorisation : soit un maximum de 0,4 kg par an.

5) les autres rejets industriels mesurés dans le cadre de la campagne RSDE (inférieurs à 0,2 kg par an) pour la plupart en rejet direct pour les sites identifiés.